Pourquoi un nouveau JdR amateur de science-fiction ?

En voilà une bonne question ! Pour y apporter une réponse complète, il faut que j’avoue dès le début une chose : cela fait très longtemps que j’ai envie de créer mon propre jeu. Peut-être est-ce l’hubris du créatif que de vouloir créer à tout prix ?

Malgré ce postulat de base, avant de me lancer bille en tête, j’ai pris le temps d’étudier ce qui existe déjà, tant du côté « professionnel » que du côté « amateur ». Les guillemets sont importants car la frontière est de plus en plus ténue entre les deux. Deux exemples : les jeux de rôles amateurs Imperium, basé sur l’œuvre de Frank Herbert, et Mass Effect : Nouvelle Ère, sont à mon sens très aboutis même s’il leur reste du chemin à accomplir avant d’envisager une éventuelle parution payante (sans parler des problèmes de droits et de licences).

Un jeu de rôle amateur basé sur l’univers développé par Frank Herbert.
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Un jeu de rôle amateur basé sur la licence de jeux vidéos à succès Mass Effect.

Après, je doute que leurs auteurs aient écrit ces jeux en espérant être édités un jour. C’est là le principal avantage du jeu de rôle amateur : pouvoir créer des univers et des aventures fortement (ou directement) inspirés d’œuvres existantes en profitant de la tolérance relative des ayant-droits. Ce qui, à mon avis, est une position intelligente de leur part étant donné que ça leur fait de la publicité gratuite : j’en ferai peut-être le sujet d’un autre article (si vous êtes sages).

J’ai également regardé du côté des jeux de rôles professionnels, et je me suis rendu compte qu’il n’y avait rien qui corresponde à ce que je cherche. Il existe bien entendu de nombreux jeux de rôles de science-fiction, mais aucun ne remplit tous mes critères :

  • Un univers de science-fiction intégrant la notion d’exploration spatiale au sein de plusieurs systèmes stellaires mais restant « réaliste » ;
  • Une humanité confrontée au risque réel de son extinction à moyen terme ;
  • L’absence de races extraterrestres exotiques ;
  • Un système de jeu relativement connu et simple ;
  • Rédigé dans la langue de Molière (ou de François Pignon, mais c’est pas le même calibre).

Dehors donc les Star Wars, Éclipse Phase, Polaris, Fading Suns et autres joyeusetés. Notez bien que je trouve ces jeux fantastiques et très intéressants, mais ils ne correspondent tout simplement pas au contrat ludique que je souhaite mettre en place à ma table.

Voilà qui marque la fin de cette première réflexion sur la création de mon jeu de rôle amateur. Dans le prochain article, je parlerai des inspirations qui ont sous-tendu mes circonvolutions créatives.

Crédits : les images utilisées dans cet article sont la propriété respectives de leurs auteurs dont le travail est visible en suivant les liens fournis.

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