Les grandes lignes

Alors que mon article précédent expliquait quel était le système de jeu retenu pour Étoiles Lointaines (et comment j’en étais arrivé à cette décision), celui-ci présente une vue rapide (et forcément parcellaire) de son univers.


Au début du XXIIIe siècle, les ressources naturelles de notre planète natale étaient presque totalement épuisées, provoquant de multiples conflits tout autour du globe pour l’appropriation du peu qui restait. En 2 201 de notre ère, une épidémie particulièrement mortelle apparut de manière simultanée sur chaque continent. Pour certains, la Peste Rouge, ainsi nommée à cause de la manière dont elle tuait (le sang des victimes jaillissant par tous leurs orifices jusqu’à la mort), était une tentative désespérée de la Terre pour se débarrasser du parasite qu’était devenue l’espèce humaine.

Alors que celle-ci prenait conscience de son inexorable extinction à court terme, douze vaisseaux colonisateurs expérimentaux furent envoyés vers les étoiles proches en abandonnant derrière eux le système solaire. Chacun emmenait en son sein environ dix milles âmes, ce qui était suffisant pour la pérennité génétique de l’espèce. Malheureusement, faute de temps pour réaliser des tests plus poussés, quatre des vaisseaux n’atteignirent jamais leurs cibles et se perdirent corps et biens dans l’espace intersidéral.

Grâce aux technologies expérimentales employées, les vaisseaux survivants ne mirent que quelques mois pour atteindre les systèmes stellaires les plus proches du Système Solaire. Huit colonies naquirent, isolées les unes des autres par l’immensité de l’espace : deux à Alpha Centauri, une à Barnard, une à Tau Ceti, une à Procyon, une à Lalande, une à Sirius et une à Luyten.

La galaxie M104 vue par les télescopes Hubble et Spitzer.
La galaxie M104 vue par les télescopes Hubble et Spitzer.

Pendant un peu moins de deux siècles, ces colonies se développèrent en totale autarcie, majoritairement grâce au recyclage des vaisseaux colonisateurs. Les années passant, l’exploitation des ressources locales vint compléter puis progressivement remplacer cette récupération, comme prévu dans le plan initial de colonisation. Des gouvernements provisoires furent constitués sur chaque colonie par les membres de l’Académie Nexus, ces scientifiques qui rendirent possible la survie de l’humanité à travers la colonisation.

Un des objectifs principaux du plan initial était d’établir au plus vite des itinéraires spatiaux entre les nouvelles implantations humaines dans le but de faciliter la renaissance de la civilisation. La construction de nouveaux vaisseaux spatiaux à la technologie dérivée de celle des colonisateurs prit environ deux siècles : les colonies ne purent prendre contact entre elles qu’aux environs de l’an 2 401 de notre ère. Cette période très importante pour l’humanité fut baptisée la Grande Connexion.

Malheureusement, c’est à ce moment primordial pour l’humanité que l’appât du pouvoir d’une minorité pris l’ascendant sur le bien commun. Pouvant maintenant se synchroniser à l’échelle des colonies, une coalition militaire tenta un putsch pour renverser les gouvernements provisoires, ce qui conduisit à une guerre civile dont le point final fut une bataille spatiale perdue par la coalition.

Sur les cendres amères de cette défaite fut créée la République Concilienne, gouvernée par un (ou une) Président(e) et ses ministres. Le pouvoir législatif fut confié à une Assemblée nouvellement élue : le nombre et l’origine de ses membres était proportionnel à la population de chaque colonie.

Pendant ce temps, insensible aux tourments politiques qui agitaient le reste de l’humanité, l’Académie Nexus continuait ses recherches afin d’améliorer le quotidien de tous. En 2 301, soit une centaine d’années avant la Grande Connexion, certains académiciens dissidents d’Alpha Centauri décidèrent de former l’Alméa, une organisation scientifique œuvrant pour la paix et la stabilité politique. Après la Grande Connexion, cette organisation aux modes opératoires très opaques essaima à travers les colonies et fut rapidement perçue par les masses comme un moyen pour le gouvernement d’asseoir sa puissance et sa domination sur les colonies.

La galaxie NGC 4845 vue par Hubble.
La galaxie NGC 4845 vue par Hubble.

En 2 551 de notre ère, la République Concilienne – alors en plein développement – fut attaquée par un ennemi inconnu, très clairement non-humain, baptisé très rapidement « les Extérieurs ». La Guerre Alien causa d’innombrables pertes humaines et matérielles à travers les colonies. Celles-ci ne durent leur victoire qu’au courage d’une poignée de héros qui se sacrifièrent pour détruire le vaisseau de commandement ennemi, poussant l’adversaire à se retirer au-delà des frontières de la République. Certaines rumeurs propagées après les évènements attribuèrent ce coup d’éclat à l’Alméa, mais aucune information officielle ne fut jamais divulguée sur cette attaque.

Aujourd’hui, en 2 561 de notre ère, la République Concilienne se remet lentement des ravages causés par la Guerre Alien. Les colonies continuent leur lent développement tandis que la menace des Extérieurs reste présente dans l’esprit de tous.

L’humanité est sur le point de vivre des évènements qui vont être déterminant pour son avenir. Saura-t-elle passer par le chas de l’aiguille pour survivre, ou va-t-elle succomber, entraînée par le poids de ses conflits internes, face à une menace pour l’instant invisible ?


J’espère que cette rapide présentation aura éveillé votre intérêt pour Étoiles Lointaines ! Je vous donne rendez-vous pour le prochain article qui traitera des huit colonies de la République Concilienne.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *