Scénario 01 – Une veuve éplorée (2/2)

Service de police spatiale de Destiny
N°211/2206

Le 14 Mars 2206
Rapport d’intervention

A destination du capitaine Seamus Murphy, chef de la 4ème section de recherche et d’investigation

Objectif : récupération de matériel policier en circulation

Réf : briefing du capitaine Seamus Murphy du 13/03/2206 à 8h45
PJ : fiche de renseignements du suspect Bob Tarnan et photo de la combinaison militaire portée par un groupe de suspects non identifiés


Il s’agit de la suite du rapport débuté ici.

Nous nous sommes approchés d’eux  pour les menotter mais le premier à être tombé n’était manifestement pas mort : il sortit une grenade de son gilet et la dégoupilla. Finn, qui venait de maîtriser un des deux suspects restant, le saisit et le projeta directement sur la grenade pour réduire la déflagration. Je me jetai derrière un solide pilier tout comme le détective Montgomery. Black Hand, manifestement toujours occupé avec le dernier suspect, n’eut d’autre choix que de se servir de lui comme d’un bouclier. Une action que, si vous me le permettez, je qualifierai de salutaire.

Malgré nos positions, nous essuyâmes malgré tout quelques dommages : j’ai reçu un éclat à l’épaule et Black Hand a également écopé d’une belle entaille à la jambe. En effet, l’explosion était puissante et nous avons rapidement traité nos blessures les plus urgentes.

L’endroit était devenu très calme. Après avoir pansé nos plaies, Black Hand et Montgomery tentèrent de récupérer quelques indices sur nos assaillants, tous bien morts désormais. Finn et moi-même décidâmes de faire un tour complet du bâtiment. Le brouillage était toujours actif, et nous ne savions toujours pas d’où il venait. Après avoir fouillé une partie des habitations improvisées (une quinzaine au bas mot) nous gravîmes les escaliers et nous trouvâmes, au plus haut, près du toit de la bâtisse, l’étrange dispositif de brouillage. Après un rapide examen, nous sommes parvenu à le désactiver, nous permettant ainsi de pouvoir reprendre contact avec nos camarades et avec le réseau de la station. Nous avons immédiatement contacté le commissariat pour faire envoyer une équipe scientifique.

Après une rapide observation des lieux, nous vîmes que des traces de fuite semblaient franchir une fenêtre. En observant cette dernière, nous remarquâmes des traces de griffures sur ses rebords. Nous en déduisîmes qu’un suspect, probablement Bob Tarnan, était peut-être toujours en vie et avait sûrement entrepris de s’échapper par là.

Le dispositif désormais en notre possession, nous finîmes néanmoins de fouiller le bâtiment. Et c’est ainsi que nous sommes tombé sur le témoin Imlof Ivanof, caché dans un casier de vestiaire, tremblant de peur. Après l’avoir convaincu de coopérer et de sortir de sa cachette, nous avons tenté de l’interroger sur la fusillade précédente. Le suspect, visiblement grand consommateur de marijuana, était dans un état d’anxiété extrême. Il nous révéla cependant qu’il n’avait rien vu de la scène. D’après lui, il avait couru se réfugier dans ce casier dès les premiers tirs de pistolaser. Le témoin semblait réellement à bout. Nous lui avons donc permis de fumer une cigarette pour l’inciter à venir témoigner au poste, ce qu’il accepta après d’âpres négociations. Nous avons d’ailleurs mis sous scellé un sachet de marijuana trouvé en sa possession.

Ensuite, nous avons rejoint les détectives Montgomery et Black Hand. Ils avaient de leur côté découvert que toutes les armes et tout l’équipement des mercenaires était quasiment intraçable : numéro de série limés, signe distinctif inexistant, etc.

Après quelques discussions, nous décidâmes de suivre la piste découverte à l’étage tout en laissant l’équipe scientifique prendre en charge le témoin Ivanof. Nous avons fait le tour du bâtiment, observé les traces de sang qui partaient du tas d’immondices ayant réceptionné la chute et sommes remontés jusqu’au bar de l’usine. Nous nous sommes directement adressé au tenancier qui nous annonça aussi sec que Bob Tarnan nous attendait dans l’arrière salle. Nous y reconnûmes bien l’homme que nous avions vu plus tôt sur les enregistrements en train de s’enfuir avec les données de Bruiser.

Le suspect déclara qu’il désirait se rendre. Il nous révéla qu’une jeune femme l’avait contacté par comlink. La femme lui proposait une somme  rondelette pour livrer le cube de données à un casier de la poste centrale (le n°603). Tarnan nous a également fourni le numéro de communicateur de la présumée commanditaire : nous l’avons essayé et sommes tombés sur une ligne non attribuée.

Nous allions procéder à l’interpellation de Tarnan lorque son communicateur sonna. Une mystérieuse voix nous dit, je cite :

« Maximus n’est pas celui qu’il semble être ! Il triche ! »

Je partageai l’information à mes camarades, qui semblaient aussi perplexe que moi.

Malgré tout, nous nous sommes mis en route vers le commissariat via le réseau de transport. Une fois arrivé, aux alentours de 16h, nous sommes allés directement faire notre rapport au capitaine Murphy. Nous découvrant couverts de sang, il nous ordonna d’aller prendre une douche séance tenante. Nous lui avons laissé le dispositif de brouillage et nous sommes exécutés promptement, après avoir laissé nos vêtements au labo pour analyse.

La scientifique, je l’espère, nous apportera quelques réponses quant à l’identité de nos agresseurs. Leur dispositif de brouillage est impressionnant, et leurs protections corporelles d’une résistance incroyable. Un ennemi que nous recroiserons un jour, j’en ai l’étrange intuition.

Ces évènements ne semble augurer rien de bon mais nous nous remettons, comme d’habitude, au jugement de nos supérieurs pour convenir de la meilleur façon d’appréhender ces trois suspects.

– Rédigé par l’agent Belkacem Yoshi Tsune

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