Scénario 02 – Prise d’otages à la banque

Service de police spatiale de Destiny
N°243/2206

Le 15 Mars 2206
Rapport d’intervention

A destination du capitaine Seamus Murphy, chef de la 4ème section de recherche et d’investigation

Objectif : résolution de la prise d’otages de la Silver Alliance Bank

Réf : appel d’urgence signalé dans le quartier central le 15/03/2206 à 8h30
PJ : fiche de renseignement du suspect Melville Sandy, photo du dispositif explosif retrouvé sur les lieux et photo de la seringue de drogue connu sous le nom « d’eau prime » mise sous scellé

Monsieur le capitaine

J’ai l’honneur de vous rendre compte de ce qui suit.

Ce jour à 8h, moi-même, les détectives Elizabeth Smith (mandatée spécialement pour cette mission car le détective Montgomery semblait souffrir d’une méchante intoxication alimentaire), Arond Campback et Albert Finn nous sommes rendus au briefing quotidien tous en civil. Notre mission première était de prendre la déposition du propriétaire d’une droguerie du quartier central cambriolée la veille.

En chemin, aux alentours de 8h30, nous avons reçu un appel d’urgence : on nous signala une prise d’otage à la Silver Alliance Bank. Nous étions les plus proches des lieux et avons donc répondu à l’appel.

Six personnes étaient retenues en otage. Arrivés sur les lieux, la situation semblait être relativement stable, les badauds étant pour l’instant peu nombreux à connaître la situation. A première vue, il s’agissait d’un seul suspect mais il nous était à ce moment là impossible d’être sûr qu’un ou plusieurs complices ne l’aidaient pas dans son entreprise.

Nous avons fais une demande d’enregistrement auprès du service de sécurité de la Silver Alliance. Ils n’ont malheureusement rien pu nous transmettre, les caméras ayant été déroutées au préalable. Nous avons tout de même obtenu les plans du bâtiment et le numéro de la-dite banque. Après analyse nous avons également découvert une sortie arrière qui permettrait à Elizabeth et Arond de pénétrer dans le bâtiment. L’idée était de détourner l’attention du suspect avec la négociation des otages, tout en laissant le temps à Elizabeth et Arond de forcer l’entrée de derrière. Une fois là, ils devaient accéder directement aux câbles réseaux pour faire boucler les caméras que le suspect contrôlait. Le plan validé, nous avons tout de même fait une demande de renforts,  qui n’arriveraient certainement pas dans les temps.

Une fois ceux la partis, le détective Finn appela la banque pour entamer la discussion avec le ravisseur pendant que me mis à délimiter un périmètre de sécurité comme je pouvais.

Nos deux collègues, une fois en place à l’arrière du bâtiment, parvinrent à fracturer la porte et pénétrèrent dans une sorte de petite entrée avant de se mettre en quête du nœud de données de l’agence. Ils étaient pour le moment indétectables.

Finn parvint à établir une communication : une otage paniquée répondit et nous apprit qu’elle n’avait pas vu d’autres agresseurs mais qu’elle ne pouvait en être certaine. Les otages étaient visiblement tous enfermés dans une pièce au premier étage. Puis le suspect présumé s’est emparé du combiné. Il semblait extrêmement agité et ses paroles nous le confirmèrent. D’après mes souvenirs, ça tenait du « J’VEUX DU FRIC LA FLICAILLE ! »

Albert tenta dans un premier temps de calmer le suspect pendant que la foule commençait à grandir. Le suspect semblait tout à fait hors de contrôle et ne semblait pas très enclin à la négociation. Tout ce qu’il voulait c’était son « fric » comme il se plaisait à répéter.

Pendant ce temps, le détective Campback avait réussi à trouver les données que nous cherchions : il avait pu accéder aux caméras de surveillance. Nous vîmes alors clairement le suspect, barricadé dans le poste de sécurité du bâtiment. Après une demande de fiche de renseignements, nous découvrîmes qu’il s’agissait d’un camé notoire, un certain Melville Sandy, ou « Café » comme indiqué sur sa fiche.

Malheureusement, les négociations étaient juste en train de tourner au vinaigre. Je pris sur moi de les poursuivre de mon propre chef. Poussé par mes études dans ce domaine, je réussis à obtenir l’échange d’au moins un otage. Voilà de quoi distraire le suspect pendant quelques instants. En retour, je devais moi-même me rendre et entrer sans équipement dans l’enceinte de la banque.

Pendant que j’approchais, une otage est sortie par la porte et s’est enfuie en courant. Finn s’est chargé d’elle afin de la rassurer mais aussi pour récolter quelques informations supplémentaires. Le suspect était bel et bien seul. Et il pouvait me voir.

Alors que je m’apprêtais à passer l’entrée, il a, hélas, rajouté une clause à l’échange : je n’avais l’autorisation d’entrer qu’en… slip. Tout le monde sait à quel point je suis dévoué à cette station, à mon métier ainsi qu’aux nobles devoirs qui en découlent mais je dois tout de même avouer qu’il m’en a coûté de laisser devant la porte la dernière parcelle de mon intimité. Mais n’écoutant que mon courage, je décidai de m’acquitter de ma tâche et je pénétrai dans la banque.

J’étais toujours en ligne avec le ravisseur, et j’essayais de temporiser mon arrivée au premier étage, en marchant doucement et en baratinant le suspect. Cela afin de laisser le temps à BH et Elizabeth de pirater le système de surveillance.

Hélas, le temps passait et je m’engageai d’ores et déjà dans les escaliers du premier étage. Une fois en haut, je vis sur ma droite la pièce où étaient retenus les otages, scellé par un monstrueux dispositif, probablement explosif, fixé à la porte. Le ravisseur m’ordonna de me diriger vers la porte de gauche, qui donnait sur le PC de sécurité où nous avions pu le voir précédemment sur les images.  Une fois en face et les mains en l’air, le suspect m’ouvrit. Il tenait un sacré fusil laser d’une main et une  sorte d’énorme seringue remplie d’un liquide bleu de l’autre. Son regard transpirait la drogue et la folie. Il semblait surexcité et totalement sous l’emprise de la substance que nous avons pu identifier plus tard comme « eau prime ». Néanmoins, il me tenait en joue et me dit d’entrer, ce que je fis, les mains en l’air. Il referma la porte d’un coup de pied et se mit à rire de son succès. Entre deux hoquets, je réussi à comprendre des paroles telles que « alors tu fais moins le malin » , « donne moi du fric la flicaille » ou encore « si vous obéissez pas, j’vous crève tous ».

Sûrement pour se redonner une dose de courage après sa courte diatribe, il s’enfonça la seringue dans le nez et inspira très fort.

Il y avait peu de chance qu’une si belle occasion se représente. Le tireur déconcentré, j’en ai alors profité pour effectuer ce que certains appelleraient un raffut, un spear, ou mieux, un plaquage en règle. Je vous avoue que je ne sais pas si c’est par chance ou grâce aux effets de l’eau prime, mais je parvins à maîtriser le suspect. Dans le même temps, je hurlais « RENFORT ! » par les coms, toute approche discrète étant désormais futile.

Café gisait inconscient, mais l’avoir touché de si près me fit me rendre compte d’une chose : il portait une ceinture d’explosifs. Qui émettait une drôle de lumière clignotante. C’est à ce moment que j’ai saisi la seringue d’eau prime. Devant le danger, je décidai de laisser le suspect sur place et de fermer la porte pour atténuer l’éventuelle explosion. Mes partenaires BH et Elizabeth m’ont alors rejoint et après un rapide compte rendu sur la situation, ils commencèrent à désactiver le dispositif qui tenait les innocents en otage. Un long câble semblait cependant le relier au PC sécurité. Après mûre réflexion et devant l’absence d’explosion, BH décida de s’y engager. Il n’y avait pas eu d’explosion mais un gaz semblait sortir de la ceinture de Melville. Bravant le danger, BH se couvrit la bouche et  désactiva l’autre bombe grâce au terminal sur place. Finn, qui nous avait rejoint entre temps, aidé d’Elizabeth, fit évacuer les otages. Nous décidâmes de laisser le suspect et sa ceinture sur place, de fermer la porte du PC et de rejoindre l’extérieur.  En dévalant les escaliers, nous avons finalement entendu une explosion. Il ne devait plus rester grand-chose du-dit suspect.

Les renforts commençaient à s’organiser devant l’agence et tentaient tant bien que mal de contenir la foule maintenant grouillante. Ils nous accueillirent ainsi que les otages sains et saufs. Une journaliste m’interpella immédiatement et je dus lui répondre de manière laconique. Je divulguai que le preneur d’otage était hors d’état de nuire, que ma tenue actuelle était faisait partie du deal avec lui, et que nos forces de police s’assuraient désormais de sécuriser l’endroit.

Après avoir repris nos esprits, nous sommes rentrés au commissariat pour faire notre rapport de vive voix au capitaine Murphy.

Cette affaire troublante me mène à croire que l’Eau Prime risque de devenir un véritable fléau dans la station. Si toutes les personnes qui en consomment se mettent à agir avec si peu de discernement, nous risquons fort d’avoir un afflux de nouveaux combattants dans l’arène de BloodBowl. Pour des affrontements de piètre qualité; si je puis me permettre.

– Rédigé par l’agent Belkacem Yoshi Tsune

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